Défaite stratégique saoudienne au Yémen

Nasser Kandil passe en revue, dans son émission bi-hebdomadaire « 60 minutes avec Nasser Kandil », l’évolution de la situation au Proche et Moyen Orient. Deux points chauds attirent son attention, les affrontements russo-turc et yéméno-saoudien qui font partie d’un affrontement plus global. Et, dans ces deux cas, il met en exergue la défaite stratégique de l’alliance pro-américaine en raison de l’impossibilité de l’axe atlantique de mener la moindre guerre.

La raison en est que la volonté de l’autre bloc est nettement plus affirmée. Nasser Kandil explique clairement que toutes les gesticulations médiatiques ne sont qu’un leurre pour voiler l’impuissance de l’OTAN à pouvoir changer quoi que ce soit dans les équations proche et moyen orientales. C’est notamment le cas au Yémen où il annonce une solution très prochaine en raison du virage pris par les Comités populaires et l’armée yéménite dans leur nouvelle stratégie guerrière. C’est également la fin du rôle turc en Syrie depuis l’attaque contre le bombardier russe.

Ce qui reste, comme dans toute guerre nous explique-t-il, ce sont les mafias du marché noir qui font prolonger les conflits car les raisons premières que sont les grands intérêts économiques et stratégiques des États (dans le cas de la Syrie il s’agit d’un carrefour gazier d’importance stratégique) sont en dernière instance « oubliés » au profit d’intérêts beaucoup plus personnels.

Le cas du scandale du trafic du pétrole irakien et syrien avec Daesh dans lequel sont mêlés le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, et sa famille n’est pas un cas isolé dans l’histoire des conflits contemporains. D’autres figures importantes y sont également mêlés dont, selon Nasser Kandil, le fils de Benyamin Netanyahou. Dans ces cas, les solutions politiques mettent plus de temps à se frayer un chemin car beaucoup trop d’hommes politiques sont touchés par la corruption !

ستون دقيقة مع ناصر قنديل

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