L’Otan lorgne-t-il vers l’Algérie ?

Le commandement de l’Otan a décidé d’attribuer le rôle principal à l’Italie dans sa chasse au Daesh en Libye avec 6000 hommes. Britanniques, américains et français se joigneraient « à la fête ». A vrai dire, on croirait rêver. Une coalition incapable de menacer Daesh ou de l’empêcher de s’étendre sur les territoires syrien et irakien pendant près de deux ans avant d’être confondue par l’efficacité de l’alliance syro-russe deviendrait subitement redoutable en Libye et serait prête à descendre dans l’arène pour affronter quasiment au corps à corps les mercenaires de Daesh ?

Depuis les mémorables échecs américano-britanniques en Afghanistan et en Irak et l’affaiblissement des armées européennes, il est de notoriété publique que l’Otan n’a plus d’armée au sol capable de mener des guerres. La reconstruction et la restructuration de l’armée US demandera au bas mot une dizaine d’années. Les armées britannique et française ont elles besoin de finances, leur budget est continuellement en baisse depuis quelques années. Dans ces conditions, quel serait l’intérêt d’une force incapable de combattre Daesh en Irak et en Syrie sur un terrain aussi immense que le territoire libyen, deux fois plus grand que les deux pays moyen-orientaux réunis ?

A priori, le but est donc autre. La sécurisation des puits de pétrole? Mais 6000 hommes semblent très insuffisants sur un terrain gigantesque qu’ils ne connaissent, ni ne maitrisent ! Quoi donc ? Installer une force permanente sur un lieu sensible qui servirait de tête de pont le moment venu ? Bref, la question est essentielle car il y va de toute la stratégie au nord de l’Afrique, très perturbé depuis les « révolutions » de l’OTAN. Or, la turbulente Libye doit être « pacifiée » dans l’intérêt de l’Europe, qui devrait être la prochaine cible de Daesh.

Selon des informations relayées par des analystes arabes, les services de renseignement d’Allemagne, de France et de l’union européenne évoqueraient le chiffre de 50.000 potentiels « djihadistes » déjà présents en Europe et quelques 8000 en France. Ces chiffres qui donnent le tournis avaient filtré avant la grande « migration » provoquée, selon toutes les sources crédibles, par la Turquie. Certains analystes expliquent ainsi l’inexplicable. La subite générosité de l’Union Européenne envers la Turquie, et ces 3 milliards d’euros versés on ne sait trop pourquoi qui auraient freiné les vagues de migrants!

Mais pour revenir à la Libye, le risque est réel de voir ce pays se transformer en une plaque tournante d’une future invasion de l’Europe. Tous les pays de l’Europe du sud en sont très conscients. Dans ce contexte, la France est la plus menacée. Sa très forte communauté musulmane, la plus importante en Europe, a beaucoup de mal à s’adapter aux discours politiques, qui ressemblent aux « montagnes russes », la concernant. Par ailleurs, ne s’étant pas affranchie, cette même communauté reste le jouet de forces antagonistes qui risquent d’exploiter ses faiblesses et l’entrainer vers l’irréparable. Entre une politique étrangère quasi suicidaire et une gestion politique interne quasi irresponsable, la France prend le très gros risque de se retrouver dans une impasse destructrice…

Dans tous les cas, rien ne pourra se faire sans les deux voisins de la Libye, poids lourds sur la scène arabe dont l’armée est l’épine dorsale. Si l’Égypte vit une instabilité chronique depuis le retour direct de l’armée aux affaires, l’Algérie vit, pour sa part, presque dans un camp retranché, quasi infranchissable, grâce à une armée très performante. Mais les deux pays savent le danger que représente une Libye « non maitrisée » sur le long terme. Mais dans l’immédiat, ces deux pays ne peuvent pas être le havre rêvé d’un ennemi qu’ils connaissent et savent combattre. L’urgence absolue concerne l’Europe du sud réellement en danger tant que les mains des parrains de Daesh n’auront pas été coupées…

M.C.B.

La lutte contre Daech, en Libye, sous le commandement de l’Italie

L’Italie prendra en charge le commandement de 6.000 militaires de la coalition anti-Daech, en Libye, sans, cependant, être, directement, présente, sur la ligne de front.

Une coalition internationale de lutte contre le groupe terroriste Daech, en Libye, dirigée par l’Italie, s’apprête, dans les jours à venir, à déployer plus de 6.000 soldats, en Libye, pour empêcher cette organisation terroriste de s’emparer des institutions et des puits pétroliers, en Libye.

D’après le journal britannique, « The Daily Miror », Daech, en Libye, compte s’emparer des institutions pétrolières les plus importantes, en Libye, afin de financer ses prochaines opérations terroristes, dans la région. La grande Bretagne, quant à elle, prévoit d’envoyer plus de 1.000 soldats, dont des experts militaires, en Libye.

«La lutte contre Daech, en Libye, commencera, bientôt, et sans être présents, sur la ligne de front, les Italiens prendront la charge du commandement de 6.000 militaires étrangers», selon le quotidien italien, « Il Giornale ».

«Après son intervention militaire, en Syrie, la coalition anti-Daech, s’apprête à lutter, en Libye. D’ici quelques semaines, un millier de militaires britanniques se rendront, en Libye, pour empêcher la progression de Daech. Participeront à ces opérations, 6.000 soldats, dont des forces spéciales britanniques, des Marines américains et des soldats français. L’Italie commande ces opérations, dans le cadre de la coordination des forces, sur le champ de bataille, tandis que la présence des forces italiennes, sur la ligne de front, est rejetée», écrit ce quotidien.

La mission des soldats étrangers ne se limite pas à la localisation des cibles. Les soldats se battront contrer Daech. Cette coalition doit lutter contre, au moins, 5.000 Daechistes, dont le nombre augmente, de jour en jour.

«Après le bombardement, en Syrie et en Irak, les extrémistes sont, actuellement, en train de se déplacer, en Libye», a ajouté « Il Giornale ».

La Grande-Bretagne exerce, plus que par le passé, des pressions, pour une intervention militaire, et a envoyé un navire de guerre vers l’Afrique du Nord.

Simultanément, la force aérienne de la Grande-Bretagne s’apprête à ses premières opérations aériennes contre Daech.

Les États-Unis ont accepté d’envoyer nombre de leurs Marines, pour localiser les positions de Daech et lutter contre ce groupe.

François Hollande, le Président français, a fait part de la disponibilité de son pays à mettre 10 bases militaires, au Tchad, au Niger, au Mali, au Burkina-Faso, au Sénégal, en Côte d’ivoire et au Gabon.

L’objectif principal de cette coalition est d’empêcher Daech d’avoir accès aux ressources pétrolières, en Libye.

De l’avis des Américains, les extrémistes daechistes ont visé les centres pétroliers de la Libye, pour financer leur «guerre sacrée».

Source : La lutte contre Daech, en Libye, sous le commandement de l’Italie – SAHAR FRENCH

Article plus récent encore qui nous annonce une future intervention mais les questions posées restent les mêmes, comment alors que l’échec patent en Irak et en Syrie est avéré ?

La décision franco-américaine d’intervenir, militairement, en Libye

Sous prétexte de l’escalade des violences, la France et les États-Unis ont décidé de se lancer, dans une intervention militaire, en Libye.

Selon le journal libanais, « Ad-Diyar », Washington et Paris ont annoncé, à Alger, qu’une vaste opération militaire sera menée, avec l’aide des pays occidentaux, contre les agissements de Daech, en Libye. «Les préparatifs sont en cours, tandis que les gouvernements franco-américains demandaient à l’Algérie de coopérer avec eux, à l’échelle sécuritaire, pour réduire le nombre des pertes en vie humaine éventuelles, chez les civils», a écrit le journal, ajoutant que les présidents français et américain ont missionné, après les attentats terroristes, à Paris, les services de renseignements de leur pays respectif, afin de collecter des informations et des renseignements sur les activités de Daech, en Libye, et de les analyser, préparant, ainsi, le terrain aux opérations, en Libye.

La décision d’une intervention militaire franco-américaine, en Libye, a été prise, au cours de la réunion des présidents américain et français, alors que les experts des questions politiques, en Libye, sont d’avis que les ingérences des pays occidentaux ont attisé le feu de la crise, en Libye, dont la poursuite conduirait ce pays à l’anéantissement.

Source : La décision franco-américaine d’intervenir, militairement, en Libye – SAHAR FRENCH

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