Erdogan, la fin du rêve néo-Ottoman !

C’est la fin du rêve « erdoganien » de reconquête ottomane. Poutine est entrain d’en faire un nain régional étouffé par le géant russe. Erdogan a voulu enfiler un costume trop grand, il a fini par tenir le rôle du « matamore ». Les sanctions russes commencent à faire leur effet. Combien de temps encore l’establishment turc supportera-t-il son « sultan »? C’est la question essentielle pour la Turquie qui aura à affronter un violent retour de bâton entre un repli économique extrêmement coûteux et un repli géopolitique sévère !

La Turquie de demain, celle qu’hériteront les futurs dirigeants, risque d’être en lambeaux et nécessitera une véritable reconstruction et cela devra se faire de façon énergique car chaque jour qui passe rend la tâche encore plus difficile entre un front socio-politique interne qui se déchire de plus en plus et un désastre économique en vue, sans oublier l’infiltration sociale de Daesh « grandeur nature ». Plus vite Erdogan partira, plus vite la Turquie pourra panser ses plaies et se reconstruire tout en éliminant les nombreuses poches du terrorisme qui menace très sérieusement la stabilité du pays…

Les sanctions russes toujours plus coûteuses pour la Turquie

Les autorités turques semblent vouloir minimiser l’ampleur des problèmes économiques intérieurs liés aux sanctions russes et aux récents attentats terroristes.

« Les sanctions russes et les attaques terroristes coûteront à la Turquie plus de 12.000 milliards de dollars par an, soit une somme 4 fois plus élevée que le gouvernement turc prévoyait précédemment« , a déclaré Aydin Sezer, expert et ex-conseiller commercial de l’ambassade turque à Moscou dans une interview accordée à la « Voix de l’Amérique« .

Ses propos font écho aux déclarations faites auparavant par le ministère turc de l’Agriculture, qui déclarait la semaine dernière que l’interdiction russe d’importer les aliments turcs signifiait une perte d’environ 764 millions de dollars.

« La part de la Russie dans les exportations turques de fruits et de légumes atteint 60%« , a fait savoir Burhan Er, président de l’Association turque des vendeurs de fruits et de légumes. « Nous avons perdu tout cela. La Russie est un grand marché pour nous« .

L’une des plus importantes institutions financières turques, la banque publique Bankasi, a quant à elle préparé un rapport sur l’impact des sanctions russes sur l’économie du pays. Selon ce document, ce sont les secteurs du commerce et de la construction qui seront les plus touchés par les interdictions décrétées par Moscou. Au mieux, les pertes annuelles d’Ankara atteindront  4,4 milliards de dollars, au pire, elles s’élèveront à 7,3 milliards de dollars.En ce qui concerne les restrictions imposées par la Russie dans le domaine touristique, elles ont déjà causé des problèmes aux propriétaires de magasins, aux chauffeurs de taxi ainsi qu’aux vendeurs de rue qui dépendent directement des voyageurs.

« Le business avec la Russie commence déjà à s’estomper, plusieurs magasins seront poussé à la fermeture« , indique le businessman Zafer Soylu.

La perte des touristes russes coûtera à la Turquie 3 milliards de dollars par an. Seulement pour 2014, 4 millions de touristes russes ont visité le pays.Outre les sanctions russes, les inquiétudes des Européens en matière de sécurité semblent également risquer de frapper l’économie turque, comme en témoignent les récents événements qui ont ponctué l’actualité du pays.

Une explosion perpétrée mardi dernier par un kamikaze sur la place de Sultan Ahmet, centre touristique d’Istanbul, a fait 10 morts et 17 blessés.

L’attentat à la voiture piégée, mercredi soir, près d’un commissariat de police dans la province sud-ouest de Diyarbakır a tué 5 personnes et a fait 39 blessés.

Source : Les sanctions russes toujours plus coûteuses pour la Turquie

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