La « démocratie » de l’Otan, version Daech

Non, le guide libyen Mouammar Kadhafi n’était pas un enfant de chœur mais il n’était pas, également, celui qui terrorisait son peuple et le massacrait. Il n’a pas eu le palmarès des dirigeants occidentaux (Bush, Obama, Blair, Sarkozy…) en matière de crimes de masse dans le monde arabe et musulman. « Ses » avions n’ont pas déversé des bombes « démocratiques ». Ce « panafricaniste » a maintenu au Maghreb pendant une quarantaine d’années une zone tampon qui permettait aux africains subsahariens de s’y fixer pour nourrir leur famille en oubliant de traverser la mer Méditerranée pour un hypothétique eldorado devenu cauchemardesque pour tous les peuples de la région….

les-nouvelles-autorites-libyennes-ne-se-sont-jamais-preoccupees-de-la-reconstruction-de-syrte-surnommee-l-oubliee-par-ses-habitants-un-delaissement-qui-a-favorise-l-installation-des-djihadistes-photo-afp-1454619717

La Libye, le nouveau vivier de Daech

Selon le commandement militaire russe, c’est l’opération visant à renverser Mouammar Kadhafi qui a permis à Daech de s’implanter et de monter en puissance en Libye.

La Libye, suite au renversement de Mouammar Kadhafi, sert de base pour le renforcement du groupe terroriste État islamique (EI ou Daech), a déclaré le chef d’État-major des forces armées russes Valeri Guerassimov, lors de la 5e Conférence sur la sécurité internationale.

« Les conséquences du printemps arabe (ensemble de contestations populaires qui se sont produites dans de nombreux pays du monde arabe à partir de décembre 2010) font peser une lourde charge migratoire sur les épaules des Européens. La Libye, où l’intervention militaire a permis de renverser Kadhafi, a pratiquement cessé d’exister en tant qu’État centralisé et s’est transformé en centre de recrutement pour l’EI et d’autres groupes terroristes« , a indiqué M.Guerassimov.

Libye Daech« L’occupation de la Libye, l’élimination de son dirigeant et la +démocratisation+ du pays sous la menace des armes ont fait que la plupart des forces armées dissoutes et l’élite politique laissée sur la touche ont formé le noyau de l’EI et qu’elles ont étendu leur autorité sur une partie considérable du pays« , a conclu le chef d’État-major.

Les troubles en Libye ont dégénéré en guerre civile au début de l’année 2011. En mars 2011, le Conseil de sécurité de l’Onu a autorisé une intervention visant à protéger les civils contre les forces loyales au président libyen Mouammar Kadhafi. Les bombardements du territoire libyen ont été effectués par les forces de la coalition menée par les États-Unis, notamment la France et la Grande-Bretagne. Après des frappes françaises sur la colonne automobile dans laquelle se trouvait Kadhafi, celui-ci a été capturé et assassiné par les rebelles.

Source : La Libye, le nouveau vivier de Daech

Publicités