Charlie, dites-vous ?

Said Bouterfa  est un auteur algérien au parcours exceptionnel. Toute sa carrière professionnelle, il n’a quasiment connu que la radio algérienne en tant que réalisateur, producteur et directeur de station régionale en Algérie. Mais comme il est curieux de tout, il s’est progressivement intéressé à tout. Et, professionnel jusqu’au bout des ongles, il ne fera jamais les choses à moitié. Ainsi, au delà de la radio, il se spécialisera également dans l’image pour pouvoir proposer une autre approche de la culture médiatique.

Mais il s’intéresse également aux différents patrimoines algériens du sud et à l’histoire de son pays, pour cela il consacrera tout son temps annexe à la conservation du trésor en manuscrits qu’il découvrit dans certains lieux de profondeur spirituelle en différents lieux de visite du Sahara algérien tout comme il approfondira sa connaissance de la traversée historique de son pays. Cela l’amènera à publier. A beaucoup publier, sans oublier de transmettre son immense savoir en enseignant, en formant, en encadrant et en communiquant en tant que conférencier émérite.

Depuis son premier ouvrage « Le signe et l’infini » en 1996 aux éditions « Palais du Livre » à Alger à sa dernière œuvre « historico-littéraire », un essai « Colonisation de l’Algérie et symbolisme colonial, aux origines de la discorde » publié aux éditions « Edilivre » qu’il consacrera à dénouer les fils complexes de la très longue colonisation française de l’Algérie en essayant d’y saisir toute la symbolique charriée par cet événement. Cependant, il n’oubliera pas d’exercer son talent dans la littérature pure en se laissant « draguer » par le roman littéraire en 2011. Il « commettra » ainsi le roman « miroir » renouant d’une certaine manière avec l’art premier, qu’il connut également à ses débuts sur les planches dans un autre registre.

Son onzième titre « DROIT DE RÉPONSE, NOUS SOMMES CHARLIE OU LE TRIOMPHE DE L’IMAGINAIRE NATIONALISTE » aux éditions « Edilivre » paraissant début février 2016, Saïd Bouterfa le dédiera à l’affaire des affaires de 2015, la tuerie de Charlie Hebdo qui a fait de la France la victime des victimes planétaires et le déclencheur d’un mouvement controversé « Je suis Charlie » qui fracturera les sociétés occidentales tout en provoquant de nouvelles crispations. Tout le monde n’est pas Charlie, nous dit l’auteur qui considère que c’est notamment vrai pour les musulmans tout en suggérant que c’est encore une fois une manière de discriminer l’autre, ne se souciant ni de sa réalité, ni de son histoire, ni de sa manière d’appréhender le monde.

Pour Said Bouterfa, il s’agit d’un autre monologue que l’on tente d’imposer au détriment d’une véritable réconciliation qui passerait par le respect de l’altérité…

A l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, l’auteur nous fait l’insigne honneur de vous en proposer, en avant-première, quelques extraits sur ce blog.

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DROIT DE RÉPONSE

NOUS SOMMES CHARLIE

OU LE TRIOMPHE DE L’IMAGINAIRE NATIONALISTE

Par Said BOUTERFA

Said BouterfaNous sommes Charlie

Joachim Roncin, en inventant le slogan « Nous sommes Charlie », repris à une si grande échelle, laisse quelque peu perplexe.

Pensant naïvement défendre un droit fondamental, il ne pouvait s’imaginer à quel point cette éructation émotionnelle aux relents tribaux, scandée en chœur par tous les politicards opportunistes, qui trouvent une occasion en or de redorer leur blason, sera ainsi instrumentalisée. « Nous sommes Charlie » voudrait supposer que les « autres » ne peuvent être solidaires des victimes. Nous sommes déjà passés à ce stade sous le registre d’une sorte d’exaltation nationaliste exclusive qui ne dit pas son nom. De plus, ce slogan laisse sous-entendre que ceux qui le brandissent sont pour la liberté d’expression et contre l’islamisme radical. Que Joachim Roncin et les autres se rassurent, l’écrasante majorité des musulmans qui eurent à subir les assauts répétés des groupes terroristes le sont aussi et depuis déjà plusieurs décennies, mais ces même musulmans ne sont plus d’accord, dès lors qu’il s’agit d’outrager leur religion et leur Prophète.

Mais en réalité, savons-nous de quoi nous parlons ? Car au-delà de l’opprobre suscité par ces infamantes caricatures, une question lancinante n’a toujours pas trouvé de réponse : à quoi pouvaient donc bien penser Charb, Wolinski, Cabu et Tignous, lorsqu’à coups de traits au graphisme poisseux, ils mettaient le feu aux poudres ? Quelles étaient donc leurs motivations et pourquoi nourrissaient-ils autant d’aversion pour l’islam ?

Certains, à l’instar du président Hollande, en ont déduit, sans vraiment y croire, qu’ils défendaient la liberté d’expression, étrange conception de la liberté. En réalité, une telle attitude relève plus de la confusion mentale que de la protection d’une valeur nationale. Mais il existe d’autres raisons à ce déferlement d’inimitié, beaucoup plus prosaïques, car invectiver le Prophète de l’islam est devenu payant dans une société où maintenant tout se monnaye.

On ne s’étonnera pas également du succès irrationnel de l’ouvrage Dans la peau d’une djihadiste (Robert Laffont) de la journaliste Anna Erelle, qui aurait, dit-on, infiltré les filières de recrutement de l’État islamique et de, « La vie de Mahomet » de Charb, encore lui, ou de l’ouvrage « Musulmans vous nous mentez », ouvrage autoédité par le site Riposte laïque, chantre d’un nationalisme extrémiste et ultra laïciste qui réunit, selon ses propres termes, des patriotes de gauche et de droite qui n’acceptent pas l’islamisation de leur pays. Et que dire de cette pauvre Lydia Guirous avec son livre, Allah est Grand, la République aussi qui, se faisant le temps d’une tuerie chantre de la République, a déjà oublié qu’Allah Ouakbar signifie qu’Allah est Le Plus Grand.

Pourquoi il nous est impossible d’être Charlie

Depuis le 7 janvier, date de l’annonce de la tuerie de Charlie hebdo, le gouvernement français s’est lancé dans une gigantesque action de prise en main psychologique généralisée.

À partir d’un choc émotionnel et sans aucune distanciation, cette psychologie de l’émotion submergera l’écrasante majorité de la société française.

Nous fûmes confrontés à un processus de conditionnement pavlovien à grande échelle, extrêmement choquant pour tous les pays qui eurent à subir les affres du terrorisme, du fait de l’incroyable disproportion du traitement réservé aux « blancs » et aux « autres ».

LA MANIFESTATION

Beaucoup étaient désappointés et ne savaient pas quoi penser, de nombreuses personnes sortirent dans la rue poussées par le besoin d’être ensemble. Une sorte de désarroi s’empare des Français face aux événements inattendus et soudains et à l’émotion qui a submergé la grande majorité de la société.

La liberté d’expression était-elle vraiment menacée ?

Cette mobilisation sans précédent laisse quelque peu perplexe, alors que le 17 juin de la même année a eu lieu une fusillade dans la petite ville de Charleston, crime raciste ayant causé la mort de neuf noirs innocents, réunis dans une église pour prier.

Le traitement réservé aux deux affaires et la disproportion à la fois politique et médiatique nous laisse penser que quelque chose d’indicible nous échappe. Toutes les communautés se sont exprimées lors de la marche des 10 et 11 janvier, toute la France était ensemble, mais que sait-on de l’usage politique de cette mobilisation ?

« Le surlendemain des attentats, le 9 janvier, à l’initiative d’Anne Hidalgo, la fabrique à événementiel de la municipalité, se remit promptement en branle : extinction des lumières de la tour Eiffel, Conseil de Paris extraordinaire, message de soutien aux victimes et à leurs proches. Charlie Hebdo fut fait citoyen d’honneur de la ville au terme d’une procédure express qui pulvérisa tous les records de célérité. Deux kakémonos géants furent dévoilés sur le parvis de l’Hôtel de ville : «Nous sommes Charlie» et «Paris est Charlie». Un autre fut installé rue de Rivoli : «Charlie Hebdo, citoyen d’honneur de la Ville de Paris».

Hollande, le Parti socialiste et leurs communicants comprirent immédiatement qu’il ne fallait pas être en reste. Le principe d’une manifestation sous la houlette de l’État fut acquis dès le 8 janvier. Elle devint immédiatement l’une des préoccupations essentielles du pouvoir, aussi importante que la traque des assassins. Les services de la préfecture de police seront, en effet, mobilisés avec des moyens jamais vus dans des délais aussi courts pour un événement imprévisible trois jours plus tôt.

« Ceux qui douteraient du souci de surfer sur l’émotion collective remarqueront que c’est le lendemain même de l’attaque de Charlie Hebdo et la veille de celle de l’hypermarché casher, avant donc que les coupables ne soient neutralisés, que la grande machine à récup’ était lancée plein pot par le régime… C’était la diversion ici et maintenant !

Face à un communautarisme qui les effraie mais qu’ils ne veulent pas explicitement dénoncer, les Charlie ont créé pour une journée une autre forme de communauté, très « bobo », très blanche, très bien-pensante. Formée pour beaucoup d’individus exerçant des métiers intellectuels ou artistiques et para-artistiques, au statut parfois précaire, cette société est faiblement cimentée par une culture assez lâche, au sens de peu affirmée, définie et contraignante. Elle est désarmée face à des individus mus par une idéologie primaire, totalitaire, embrigadante et haineuse. »(1)

Les émotions, nous le savons, changent l’homme de façon à affecter son jugement et le comportement d’individus réunis n’est pas le même que lorsque les individus raisonnent de manière isolée. La foule psychologique, selon Gustave Lebon, « est un être provisoire, formé d’éléments hétérogènes qui pour un instant se sont soudés, absolument comme les cellules qui constituent un corps vivant forment par leur réunion un être nouveau manifestant des caractères fort différents de ceux que chacune de ces cellules possède ».

Face au déferlement qui a suivi les attentats, toute volonté de comprendre et d’éviter l’amalgame passe ainsi à la trappe. Le système peut alors retomber sur ses pieds en tentant de faire oublier qu’il est le seul responsable de cette situation et s’empresse, dans l’urgence, de ressasser maladroitement que l’islam n’est pas responsable, craignant des conséquences encore plus graves. Mais trop tard, le mal est déjà fait.

Une hystérie collective s’empare du pays. Les indicateurs de l’islamophobie explosent. Nous assistons, dans les jours qui suivent l’attentat, à des séries d’invectives contre l’islam par médias interposés que n’a jamais connues la France, toutes les velléités discordantes sont vouées aux gémonies. De nombreux journaux nationalistes français, fait assez rare, s’en prennent à leur tour à l’attitude des pouvoirs publics : «Ce phénomène en avalanche de manipulation totalitaire d’où est exclue toute analyse. J’en veux pour preuve le drapeau mis en berne alors que l’équipe de Charlie hebdo conchiaient les couleurs nationales, l’Église officielle appelant à la prière et faisant sonner le glas alors qu’elle était une des premières cibles de caricatures ordurières de ces soixante-huitards momifiés et la chaîne qatarie BeIn Sports qui s’associe à la campagne ‘’Je suis Charlie’’, alors que le pays propriétaire de la chaîne est un des plus importants financiers du terrorisme takfiriste. D’autant moins que l’équipe de Charlie hebdo constituait une des formes les plus agressives et haineuses du politiquement correct que nous combattons. Qui plus est, ceux qui sont morts étaient des ennemis des libertés qu’ils prétendaient défendre : liberté religieuse – ils interdisaient de croire et de prier.»(2)

LES CARICATURES DONT ON ÉVITE DE PARLER

En fait, l’écrasante majorité des personnes étant intervenues lors des débats médiatiques semblent être atteintes d’une sorte d’amnésie sélective et manipulent l’opinion en dissimulant le lourd précédent de ces sordides caricatures. Celle de Luz, légendée « 100 coups de fouet, si vous n’êtes pas morts de rire ! » pourrait à la limite prêter à sourire, mais que dire des autres caricatures, beaucoup plus ignominieuses celles-là ; celle de Coco par exemple représentant le Prophète à quatre pattes, de dos, nu, les testicules pendouillantes, avec une étoile jaune plantée dans le derrière et surmontée de ce titre évocateur : « Mahomet : une étoile est née ! ». Ou bien encore ce dessin de Charb, où l’un des personnages tenant une tête de porc déclare : « T’es sûr que Mahomet avait des relations sexuelles avec une tête de porc ? ». Et l’autre de rétorquer : « J’ai pas les moyens de payer une pute de neuf ans, mec ! », allusion faite à Lalla Aïcha, mère des croyants et épouse du Prophète. Cette série de dessins publiés en réaction aux protestations légitimes de la communauté musulmane, suite aux extraits du film L’innocence des musulmans, fera l’objet d’une levée de boucliers très virulente de Charlie Hebdo, d’ailleurs, nous laissons le soin aux lecteurs de découvrir la haute portée philosophique du communiqué de presse de la rédaction de l’hebdomadaire : « Alors que des attaques et manifestations ont lieu dans plusieurs pays soumis à l’islam, en réaction aux extraits du film L’innocence des musulmans, Charlie Hebdo ne plie ni sous les menaces des fachos, ni à l’écoute des leçons des moralistes de circonstance. Devant l’incapacité à accepter la critique ou la moquerie de l’islam, bonne ou mauvaise, plusieurs caricatures de Mahomet et de ses sbires ont été publiées dans le numéro du 19 septembre 2012. Les voilà en intégralité ». S’ensuit une série de caricatures plus ignobles les unes que les autres.

De plus, cette sordide allusion quant à l’âge d’Aïcha est une fois de plus la preuve de l’ignorance et de la mauvaise foi de certains détracteurs, alors qu’il est notoirement connu qu’elle avait environ 16 ans lors de son mariage. Ceux qui savent mentent et ceux qui ne prennent même pas la peine de s’informer afin de s’assurer de la véracité de leurs informations ne sont en réalité que des fauteurs de troubles. Aïcha est née avant la révélation mohammadienne qui eut lieu vers 611 de l’ère chrétienne et ne pouvait avoir neuf ans lors de ses épousailles.

Est-il nécessaire de rappeler que l’an un de l’Hégire correspondant à l’an 622-623 du calendrier julien ? Les sources les plus renseignées précisent qu’en l’an 620 eurent lieu les fiançailles de Aïcha avec le Prophète et le mariage, selon toute vraisemblance, vers 624-625.

Invectiver la foi des autres doit sans doute faire rire une certaine France, franchouillarde, sectaire et ignorante. Mais ce qui est franchement consternant, c’est de trouver matière à rigoler des graffitis scabreux et scatologiques d’une bande d’ados attardés et irresponsables.

En outre, ces caricatures n’ont pas seulement offusqué les musulmans, mais de nombreux milieux de la presse internationale : « Irrévérencieux, vulgaire et en porte-à-faux. « Impitoyable, sardonique et souvent obscène », avec toutes les religions », énumère le Washington Post. « Athée et de gauche », poursuit le Wall Street Journal. « Un magazine antireligieux de gauche qui n’avait aucun scrupule à heurter qui que ce soit », ajoute la chaîne américaine NBC. L’hebdomadaire « se faisait un malin plaisir à embrocher les figures religieuses, les hommes politiques et les célébrités », décrit encore le quotidien canadien The Globe and Mail poursuit Vice qui résume : « Charlie Hebdo se fiche pas mal des vaches sacrées. »

Le Washington Post évoque, quant à lui, le choix de la justice française de ne pas condamner Charlie pour cette publication, à la suite de quoi : « Peut-être enhardi par une victoire judiciaire, l’hebdomadaire a continué à publier de manière constante des dessins sur l’islamisme radical malgré les menaces qui pesaient sur lui. »

Charlie Hebdo fait aussi partie intégrante d’une culture bien hexagonale. « Publier des papiers de gauche, à scandales, est une fière tradition française depuis que Marie-Antoinette a été guillotinée », s’amuse ainsi le quotidien britannique The Independant qui évoque une équipe « d’écrivains et illustrateurs libertaires de gauche, dont les dessins grossiers sont devenus la signature du journal ».

Charlie Hebdo appartient à une longue tradition de satire politique française, pour le site anglophone Vox. « Entraîné dans d’innombrables polémiques et scandales judiciaires (…) le nom de Charlie Hebdo a fini par être associé, en France, à la liberté d’expression, et même davantage, à la liberté de provoquer », poursuit Vice qui, citant le président du Centre de civilisation et de culture française de New York, évoque un patrimoine « qui remonte loin dans le passé jusqu’aux Lumières ». Vox met, pour sa part, l’accent sur le concept de laïcité, « une part très importante de la culture française qui a aussi été décrite comme l’un des mythes fondateurs de la République française qui va bien au-delà de la séparation de l’Eglise et de l’Etat que nous avons aux Etats-Unis ».

Cracher sur l’islam ou raconter la vie de Mohammed à la façon des Pieds nickelés est véritablement une sinécure qui permettra à l’hebdomadaire de se maintenir à flot et d’éviter le dépôt de bilan.

Les caricatures de Charlie hebdo font rarement rire et sont souvent tristes à pleurer, et ce que beaucoup de personnes ignorent, c’est que la ligne éditoriale de cette publication se revendique d’une longue tradition française de bouffeurs de curés et d’intégristes laïques. Cet anticonformisme forcené, «cet humour de lâches pour faire de l’argent», dixit Tarik Ramadan, fait, au final, le jeu de l’extrême droite et de nombreux partis anti-immigration en France et en Europe, au sein de sociétés qui ont depuis trop longtemps perdu l’intelligence des écritures. Bravo, désormais la République a ses martyrs de la bêtise.

La provocation et surtout le manque de jugement qui se sont exprimés chez une grande partie des médias occidentaux est le syndrome de quelque chose de plus profond, car comment peut-on en arriver à tolérer ce glissement sémantique, de confondre islam et djihadisme ? De juger à l’emporte-pièce, de tenter d’analyser l’islam au singulier et de faire payer à toute la nation musulmane l’échec de l’intégration à la française.

Nier cette réalité, c’est comme vouloir cacher le soleil avec un tamis.

Le regard médiatiquement entretenu d’un islam agressif, d’un islam nouveau bouc émissaire, devrait donner à réfléchir aux français et aux musulmans de France. Comment de nos jours les populations issues de l’immigration se définissent-elles ? Il faut bien prendre conscience que la rhétorique des musulmans est d’un autre âge. Il faut éviter que le passé dévore l’avenir et s’en affranchir autant que faire se peut, sans pour autant l’occulter.

Les musulmans de France n’ont pas de stratégie de communication et encore moins de politique d’intégration. La communauté musulmane de France est à la fois instrumentalisée et sous-représentée, et c’est sous le registre de la division que les apprentis sorciers du pouvoir veulent faire voler en éclats ce qui reste de cohésion intercommunautaire.

Said BOUTERFA

(1) Serge Federbusch. Je suis Charlie : Comment le gouvernement a organisé la manifestation du 11 janvier avant même que les attentats ne soient terminés. Atlantico. 11 mai 2015. 13

(2) Yvan Benedetti. L’Œuvre française. Janvier 2015.

Par Saïd Bouterfa

Éditions Edilivre

Thème : Essai / Étude politique

Format : Roman (134×204)

Nombre de pages : 106

Livre papier 12,50 €

Livre numérique : format Pdf 7,50 €

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