Yport, la douce France…

Yport, le petit village de pêcheurs en Normandie, est devenue une des plus jolies cités balnéaires de la Côte d’Albâtre. En été, on y fête la douce France si chère à Charles Trenet. Située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie entre Fécamp et Étretat, cette cité du bord de mer est le rendez-vous  pour artistes en quête d’inspiration, notamment les peintres.

DSCN0196bLe village est l’une des plus petites cités maritimes dans la région. Il est un savant mélange de maisons de pêcheurs et de grandes propriétés du 19ème siècle construites à l’époque où Yport devenait une station balnéaire. C’est à la même époque que le célèbre auteur français Guy de Maupassant fera d’Yport le cadre de son roman «Une Vie».

 

 

La plage d’Yport est constituée de galets, dominée, de leur hauteur, par des falaises de craie majestueuses. En montant plus haut, une vue imprenable sur la totalité du paysage accueille le visiteur qui embrasse de son regard la mer et les falaises spectaculaires qui entourent le village des deux côtés.

 

 

A Yport, le casino reçoit les parieurs depuis 1865, c’était l’époque de la mode des bains de mer lorsque les villes se développaient autour des plages. Au centre de la commune, des cottages de pêcheurs attrayants et de petites rues méritent le détour. Tout comme l’hôtel Normand construit au 19ème siècle. Il servait de relais à la malle-poste. L’horloge y trône encore sous son clocher penché.

Une passion jamais éteinte

L'église de YportL’église Saint-Martin à Yport a la particularité d’avoir été construite en 1838 en moins de six mois par les villageois. Sa construction sera définitivement achevée en 1876 après de nombreuses modifications.

Mais pour apprécier réellement le panorama enchanteur, les promenades sur les falaises sont parmi les activités les plus indiquées. C’est probablement dans ces hauteurs qu’est née une passion jamais éteinte. Celle d’une rencontre improbable plus de cinquante ans plus tôt.

Elle était française, il était presque algérien, pas tout à fait français. Les vicissitudes de l’existence en ont ainsi décidé. Mais Yport a été pour Marie et Eulmi le destin de toute une vie que seule la mort a pu séparer. Et ce coin de Normandie restera pour l’enfant du pays, le souvenir d’un amour gravé jusqu’à sa tombe où elle retrouvera celui qu’elle n’a jamais cessé de chérir…

Entre l’art et la pêche

Même si Yport n’est véritablement connu qu’à partir de 1217 sous le nom d’Isport, la commune est dans les faits créée le 1er janvier 1843. Ce XIXe siècle qui marquera notamment l’essor de la pêche et fera du village un gros bourg.

 

 

Et si la pêche a aujourd’hui disparu, comme partout sur la Côte d’Albâtre, le village reste encore marqué par son histoire liée à la mer. Le tourisme estival est sa principale source de revenus, il en devient donc un musée vivant de la pêche mais également un peu de l’histoire de la douce France…

OLYMPUS DIGITAL CAMERACette France riche en artistes qui l’ont faite. L’un des plus célèbre Yportais est un peintre. Jean-Paul Laurens (1838-1921) s’est installé et a tellement aimé la petite cité balnéaire qu’en 1872 il achètera une ancienne corderie qu’il fera transformer. Il y travaillera notamment sur une de ses œuvres destinée au Panthéon à Paris, La mort de sainte Geneviève. Une place au village lui est consacrée.

Voir Yport et y revenir

L’une des plus belles manifestations qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte lorsque l’on visite Yport, c’est la fête de la mer et de la peinture qui a lieu tous les ans le 15 août. C’est d’abord un concert et un feu d’artifice pyromélodique offerts la veille. Le lendemain, messe chantée, procession et bénédiction des bateaux en mer inaugurent une journée consacrée à la peinture. Elle permet aux peintres et aux sculpteurs, professionnels et amateurs, d’exercer leurs talents dans les rues et sur la plage durant toute la journée. Une journée qui se termine par une vente aux enchères des œuvres des artistes.

 

 

Et dans tous les cas, juillet et août sont très animés et donnent envie de revenir, comme en pèlerinage, ne serait-ce que pour y faire la fête…

M.C.B.

Publicités