Plongée dans le cerveau !

Le cerveau reste un épais mystère tant il recèle d’inconnues. Et même si la science a pu comprendre partiellement son fonctionnement, elle reste impuissante pour saisir la complexité d’un monde qui n’a pas encore livré tous ses secrets.

Comprendre le cerveau et son fonctionnement

Pourquoi chercher à comprendre le cerveau ? Pour au moins quatre raisons. Philosophique, car le cerveau est l’organe qui perçoit, qui pense, et qui agit. C’est donc lui qui permet de donner un sens à l’existence. Sociologique, le cerveau est en effet le chef d’orchestre de l’organisme qu’il gère tout en se gérant lui-même. C’est donc lui qui est responsable de nos comportements, et donc de nos interactions avec les individus qui composent la société. Scientifique, puisque le cerveau commence à être compris dans son fonctionnement. Nous vivons donc une époque enthousiasmante pour comprendre la genèse de nos facultés intellectuelles et de nos émotions, et donc les comportements moteurs qui en sont l’expression. Et enfin médicale, car le cerveau malade commence à être compris, qu’il s’agisse des maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, SLA, sclérose en plaques, épilepsie…) ou psychiatriques (dépression, schizophrénie, autisme, TOC…).

C’est la raison de l’existence de l’ICM qui a sélectionné une élite scientifique et médicale sur un même lieu, au sein de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, connu pour la qualité des soins prodigués et de l’Université Pierre et Marie Curie renommée pour la qualité de la formation scientifique ainsi qu’avec l’appui du CNRS et de l’INSERM, opérateurs de recherche réputés.

Le cerveau, en bref

Le cerveau est le centre du système nerveux, capable d’intégrer les informations, de contrôler la motricité et d’assurer les fonctions cognitives.

Cerveau levelLe cerveau, en résumé :

  • C’est l’organe le mieux protégé ;
  • Son poids : environ 1,3kg ;
  • Il baigne dans le Liquide Céphalo-Rachidien(LCR) ;
  • Les méninges sont les 3 enveloppes recouvrant le cerveau ;
  • Le cerveau est formé de 2 hémisphères cérébraux droit et gauche, réunis par le corps calleux (réseau de fibres), et du cervelet, sorte de petit cerveau archaïque présent à sa base, qui est responsable de l’équilibre.
  • Nutriment principal utilisé : le glucose
  • Organe très vascularisé et donc très oxygéné

Chaque hémisphère cérébral est formé du lobe frontal, lieu du raisonnement, fonctions du langage, coordination motrice volontaire ; du lobe pariétal, siège de la conscience du corps et de l’espace environnant ; du lobe occipital, permettant l’intégration des messages ; et du lobe temporal, centre de l’audition, de la mémoire et des émotions.

Yves AgidYves Agid, Professeur de neurologie et de neurosciences, Membre Fondateur de l’ICM

 

 


De quoi est composé le cerveau ?

On distingue deux catégories de tissus dans le cerveau : la matière grise et la matière blanche.
La matière grise est faite des corps cellulaires des neurones, de leurs dendrites et d’autres cellules. Elle est responsable de notre activité sensori-motrice et de nos fonctions cognitives comme la lecture, le calcul, l’attention, la mémoire…
Les neurones sont des cellules du cerveau qui servent à transmettre les informations. Ils sont tous interconnectés et communiquent entre eux par messages électriques et chimiques au travers de milliers de petites branches appelées dendritessur lesquelles se terminent les axones, prolongement des neurones pour transmettre l’information à distance.
Présentation d'un neurone

Des chercheurs ont pisté les rêves dans le cerveau

Grâce à des électroencéphalogrammes, des chercheurs internationaux ont identifié des régions cérébrales impliquées dans les rêves. Ces résultats permettent aussi de mieux comprendre ce qui différencie un cerveau conscient ou inconscient.

Par Marie-Céline Ray

Nous rêvons pendant le sommeil paradoxal, mais pas seulement : les rêves se déroulent aussi pendant le sommeil non-paradoxal. Alors qu’est-ce qui caractérise un cerveau en train de rêver ? Pour le savoir, des chercheurs américains, italiens et suisses ont enregistré l’activité cérébrale de 46 personnes qui dormaient, grâce à des électroencéphalogrammes.

Des électrodes placées sur le crâne ont capté les ondes cérébrales de différentes fréquences. Les participants étaient réveillés dans la nuit et devaient dire s’ils avaient rêvé, et aussi s’ils se souvenaient de leurs rêves.

Grâce à des électroencéphalogrammes, des chercheurs internationaux ont identifié des régions cérébrales impliquées dans les rêves. Ces résultats permettent aussi de mieux comprendre ce qui différencie un cerveau conscient ou inconscient.

Des électrodes placées sur le crâne ont capté les ondes cérébrales de différentes fréquences. Les participants étaient réveillés dans la nuit et devaient dire s’ils avaient rêvé, et aussi s’ils se souvenaient de leurs rêves.

Chute de l’activité basse fréquence à l’arrière du cerveau

Dans le sommeil paradoxal comme dans le non-paradoxal, les rêves étaient associés à une diminution de l’activité de basse fréquence dans les régions corticales postérieures (à l’arrière du cerveau). Les chercheurs ont aussi identifié les régions importantes pour se souvenir d’un rêve : celui-ci était lié à une augmentation de l’activité haute fréquence à l’avant du cerveau. Grâce à ces résultats, les chercheurs ont réussi à prédire si les participants avaient rêvé ou pas.

De plus, rêver à des visages correspondait à une augmentation de l’activité de haute fréquence dans une région du cerveau impliquée dans leur reconnaissance. De même, ceux impliquant la perception spatiale, le mouvement et la réflexion étaient liés à des régions du cerveau qui servent à accomplir ces tâches lorsque nous sommes éveillés. Pour Francesca Siclari, un des auteurs de cette recherche qui s’exprime dans The Guardian« peut-être que le cerveau qui rêve et le cerveau éveillé sont beaucoup plus semblables que ce que l’on imagine parce qu’ils recrutent en partie les mêmes zones pour le même type d’expériences ».

Les résultats de ces recherches ont été publiés dans Nature Neuroscience.

Marie-Celine JacquierMarie-Céline Ray. Journaliste spécialisée dans la santé et l’environnement. Docteur en biologie de l’université Lyon 1. Agrégée en sciences de la vie et de la terre. En 2010, elle crée une exposition sur le rôle des micro-organismes dans l’alimentation, qui a été présentée au technopôle Alimentec de Bourg-en-Bresse.

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