Archives pour la catégorie Histoires algériennes

Une femme admirable

J’étais tout môme et la voyais se pencher sur mon berceau, me prendre dans ses bras et me dorloter.

J’étais enfant et je la voyais passer son bras autour de ma taille et me serrer si fort que j’en étouffais presque.

J’étais adolescent, elle m’embrassait tendrement, allait et venait, souriait et s’inquiétait, riait aux larmes et pleurait à se fendre les yeux. Mon confort était son remède. Lire la suite Une femme admirable

Publicités

Jamais content !

Ma femme exagère. Elle n’arrête pas de me harceler. Elle s’arrange toujours, au moment même où je pose mon séant pour laisser mon corps avachi reprendre ses forces, pour me demander mille et une choses.

« Va acheter ceci ! Répare cela ! Va voir untel ! Apporte-moi telle chose ! Déplace telle autre ! »

Grand Dieu ! Elle finira par avoir ma peau la bougresse. Je me défends comme je peux. Lire la suite Jamais content !

Mon ami Kim

Il est jovial mon ami Kim, il rit de tout et pour tout. Rien ne semble le perturber, rien n’est très grave pour lui.

Il a une tête ronde mon ami Kim et un regard poupin. Parfois, j’ai l’impression de regarder mon petit frère, tellement il me touche.

A vrai dire, je ne le pensais pas aussi résolu que ça. Et en cela, il me rappelle son grand-père qui avait l’air toujours aussi sérieux. Lire la suite Mon ami Kim

Le bal des impuissants

Je peux, tu peux, il ou elle peut… J’aime conjuguer ce verbe, j’ai de l’aisance avec l’indicatif. Mais qu’ont-ils mes amis à ne pas savoir de ce verbe que son infinitif ? Je le trouve toujours indéfini dans leur bouche. Cela en devient énervant !

Il parait que cela convient à la langue commune, celle que tous les petits esprits peuvent comprendre, car mes amis, eux, savent ce qu’ils disent. Ils ont toute la science qu’il faut pour en emprunter les éléments idoines. Faut dire qu’ils sont très intelligents et plus futés que de raison. Lire la suite Le bal des impuissants

Je suis malade mais je me soigne

Mon voisin Mohamed m’inquiète. Je n’ai plus de ses nouvelles. Et depuis quelques jours c’est le blackout dans le quartier.

L’inquiétude me paralyse. Quoi faire pour me rassurer ?

Il parait qu’il va mal, c’est ce que me disait un autre de ses voisins. Nous sommes allés voir un troisième voisin qui s’inquiétait de ce qui se disait. Lire la suite Je suis malade mais je me soigne

L’Algérie perd-elle « la boussole » en pliant devant l’Arabie Saoudite ?

Le Yémen martyre ne semble pas être le premier souci des autorités algériennes. Des tonnes de bombes pleuvent sur ce pays, l’un des plus pauvres au monde mais les pouvoirs publics algériens n’en ont cure. Ils ne voient pas l’embargo meurtrier qui affame le peuple yéménite, ni la destruction d’écoles, d’hôpitaux, d’usines, de ports ou d’aéroports, ni les massacres sur les marchés, ni les bombes qui tombent sur les gens lors des fêtes ou des enterrements. De tout cela, il n’est question d’aucune condamnation, pas même d’une protestation, ni même d’un murmure contre celui qui est à l’origine du malheur des yéménites. La machine du crime Sana Ambassade d'Algériesaoudien peut tout se permettre même d’utiliser des armes interdites explosant tout près de l’Ambassade d’Algérie à Sanaa.

Mais il a suffi d’un missile yéménite, après mille jours d’enfer vécu par le peuple du Yémen, qui cible le cœur du pouvoir des criminels saoudiens au Palais d’Al Yamamah pour que les officiels algériens se réveillent et condamnent avec la plus grande fermeté. Le monde entier voit et observe la machine de guerre qui détruit toute vie au Yémen. Les plus proches alliés de ce régime assassin commence à s’indigner et à trouver qu’il a franchi toutes les limites mais les autorités algériennes ont décidé honteusement de rester aveugle face à cette ignominie. Voilà qu’elles condamnent un missile balistique, signifiant par là que le peuple yéménite n’a aucun droit de se défendre!

Lire la suite L’Algérie perd-elle « la boussole » en pliant devant l’Arabie Saoudite ?

L’Homme de l’Algérie !

Ahmed Ouyahia est un homme d’honneur! Jamais durant sa carrière au service de l’Algérie, il n’a fui la moindre responsabilité. Aux pires moments, dans les pires difficultés qu’a traversées l’Algérie, il ne s’est dérobé. Pourtant, Dieu sait combien il a subi d’outrances et d’outrages! Combien il a subi de rumeurs indignes qui en faisaient un malotrus, sorte de détrousseur qui ne se soucie pas du bien commun, obsédé par ses intérêts immédiats.

Il le sait, il n’a jamais connu la popularité. Et son grand tort est le parler vrai. Or, parler vrai dans le monde impitoyable de l’apparence, c’est se rendre un très mauvais service quant à son image public. Mais il n’en a cure. Sa seule obsession reste l’Algérie et son peuple. Son sacerdoce, l’intérêt public au détriment de son image, dut-elle subir les pires déformations que seuls les palais de glaces savent nous offrir.

Lire la suite L’Homme de l’Algérie !