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Les glaces inflammables, une énergie fossile d’avenir ?

Selon un communiqué du ministère de l’énergie chinois, la Chine serait parvenue, jeudi 18 mai 2017, à extraire des quantités relativement importantes de glace inflammable ou combustible des sous-sols de la mer de Chine méridionale. Une avancée majeure dans la course aux hydrates de méthane qui pourrait conduire à une révolution énergétique mondiale, et permettre d’exploiter les immenses réserves de gaz coincées sous les glaces. Explications.

Une source d’énergie des régions froides et abyssales

Les hydrates de méthane, plus communément appelés glaces inflammables, sont des structures glacées renfermant du gaz, naturellement présentes en grande quantité dans les fonds marins, sur certains talus continentaux, ainsi que dans le pergélisol des régions polaires. Issues de la décomposition des matières organiques, ces « bulles » de méthane se sont retrouvées, au fil du temps, piégées par la glace. « Cela ressemble à des cristaux de glace, mais si vous zoomez vous voyez que les molécules de méthane sont enfermées par les molécules d’eau« , explique Praveen Linga, professeur à l’Université de Singapour, interrogée par la BBC. Lire la suite Les glaces inflammables, une énergie fossile d’avenir ?

Le compte à rebours a commencé pour Washington et Tel Aviv…

Plus rien ne va plus pour Washington, Tel Aviv et leurs alliés au Moyen Orient. Ils ont joué avec le terrorisme pour déployer leur stratégie de conquête et de remodelage de la région, ils ont récolté une nouvelle configuration où l’adversaire gagne, prend du poids et impose son agenda. L’histoire de l’entité sioniste s’écrit désormais en pointillés. La dernière « leçon de choses » magistrale du Hezbollah aura répondu à toutes les interrogations de l’alliance américano-sioniste. C’est désormais le mouvement libanais de résistance, devenu puissance régionale « monstrueuse », qui, avec ses alliés régionaux et internationaux, décidera du sort de la région, de son avenir et de la date de libération de la Palestine.

Palestine libreLes palestiniens l’ont déjà compris en « libérant » Al Aqsa, lieu saint de l’Islam, c’est ce qu’ils disent en l’investissant par milliers, une véritable marée humaine, pour reprendre possession du symbole palestinien par excellence. L’événement se conjugue avec la libération par le Hezbollah du Jouroud Arsal au Liban, un point stratégique à la frontière syrienne qui devait permettre à l’entité sioniste d’imposer, grâce à ses milices « islamistes », un contrôle accru de sa profondeur stratégique sur les hauteurs libanaises mitoyennes de la Syrie. Cependant, tout va de travers pour Tel Aviv et ses alliés « arabes » et occidentaux. Son pire cauchemar s’impose à « ses frontières ». Le Hezbollah libanais et les gardiens de la révolution iraniens sont à un jet des lieux les plus sensibles de la « plus grande base américaine au monde », comme le rappelle certains analystes.

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La fin d’un monde…

ou la leçon de courage et d’éthique en politique (1ère partie)

Les nations n’existent que par leur éthique, sans cela elles sont vouées à disparaitre! Ahmed Chawki (dit l’Emir des poètes)
إنما الأمم الأخلاق ما بقيت…  فإن همو ذهبت أخلاقهم ذهبوا – أحمد شوقي

Le fait le plus important du vingt et unième siècle est sans aucun doute ce qui façonnera le monde pour des dizaines d’années, la reconnaissance officielle de l’entrée de l’Iran dans le club des plus grands du monde à la suite de la signature de l’accord sur le nucléaire en 2015. Et, par cet accord contraint et forcé, les États Unis et son camp admettent pour la première fois depuis 1979, et la révolution iranienne, le principe d’un monde multipolaire qui inclut la principale force montante, membre des pays non alignés et du monde musulman.

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ONG : Organisations Non Grata

Depuis le succès retentissant des révolutions colorées qui ont balayé, dans les années 2000, plusieurs pays d’Europe de l’Est ou les ex-Républiques soviétiques, les missions politiques de nombreuses ONG (Organisations Non Gouvernementales) ont été mises en évidence [1]. Sous les fallacieux prétextes de l’exportation de la démocratie, des droits de l’Homme et de la liberté d’expression, ces organisations – qui sont en essence des OG (organisations gouvernementales) ­– travaillent selon des agendas concoctés par les stratèges de la politique étrangère de pays Occidentaux.

Par Ahmed Bensaada

Dans ce domaine, la palme revient très certainement aux États-Unis, pays qui a élevé la pratique en art absolu, difficilement égalable. En effet, le pays de l’oncle Sam s’est doté d’une panoplie d’entités politico-caritatives spécialisées dans la déstabilisation non-violente de pays considérés comme « non-amicaux » ou « non-vassaux ». Ces organismes bénéficient d’un encadrement politique de choix, de moyens matériels colossaux en plus d’un financement régulier et conséquent. Méthodiquement actualisées, les techniques utilisées sont redoutablement efficaces surtout lorsqu’elles ciblent des pays autocratiquement gouvernés ou en prise avec de sérieux problèmes socioéconomiques [2].

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Quand l’Union Européenne nait de l’espionnage américain

L’idée de l’Union Européenne n’a jamais été européenne. Vendue aux européens, comme une idée généreuse qui donnerait plus de poids aux nations de l’Europe sous la même bannière, elle n’est en fait que le moyen trouvé à Washington de mieux dominer le vieux continent. L’article qui suit, relayé par l’un des candidats à Asselineaula présidentielle française de 2017, François Asselineau, le démontre de manière irréfutable. La construction européenne telle qu’elle a été envisagée n’est que le prolongement de la domination de l’état profond américain sur le monde, notamment par la culture mondialiste.

Les « américains » ont donc rêvé d’une Europe atlantiste soumise à leur volonté qui serait une forme d’excroissance de l’Empire. Nous en arrivons ainsi à mieux comprendre non seulement l’impossibilité, dans la forme actuelle,  d’une Europe sociale de l’équité qui apporterait le bien-être aux peuples des différents pays du continent mais également toute idée de réforme des structures. Elles ont été bâties pour mettre à genoux les peuples qui envisageraient leur indépendance. Et l’union monétaire rêvée par Rockefeller a fini par voir le jour au détriment des intérêts nationaux. Mais cette main-mise serait incomplète sans une catégorie de personnel (dirigeants politiques, économiques, financiers, administratifs) qui prenne en charge une vraie politique d’intérêts protégés.

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Goldman Sachs, une banque de guerre économique

En 1999, lorsque la création de l’euro est décidée, la Grèce ne peut adhérer à la monnaie unique car elle ne répond pas aux critères rigoureux énoncés par le traité de Maastricht : dette inférieure à 60% du produit intérieur brut (PIB), déficit budgétaire sous les 3%. Le gouvernement grec, dans sa course à l’euro, décide alors de chercher conseil auprès de la banque Goldman Sachs (GS). L’objectif est clair : trouver des moyens astucieux pour rejoindre la zone euro. Athènes veut surtout dissimuler l’ampleur de ses déficits. L’accord avec GS marque le début d’une coopération entre une banque et un État qui allait progressivement muter en rapport de force économique.

Par Christopher Quagliozzi

Ce rapport de force économique fait intervenir plusieurs acteurs agissant sur des scènes différentes. Les deux principaux sont la banque Goldman Sachs (GS) et les gouvernements grecs qui se sont succédé de 2001 à 2015. Autour de ce pilier, s’en articulent d’autres secondaires, émanant de la sphère politique (certains gouvernements de la zone euro et le Parlement européen), économique (la réserve fédérale des États-Unis) et sociale (le Financial Times et le Risk Magazine, Der Spiegel). Ces acteurs vont tous jouer un rôle structurant dans le rapport de force économique opposant la banque GS à l’État grec.

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Après Alep, le compte à rebours…

Les deux articles qui suivent sont anciens mais aident à mieux comprendre le basculement stratégique depuis la victoire de l’état syrien à Alep. Les rapports de force ont changé au profit du « Front de la résistance », il ne reste plus à l’alliance des perdants (Arabie des Al Saoud, Turquie et entité sioniste) qu’à créer encore plus de troubles en renforçant leur soutien aux multiples gangs terroristes qu’ils ont installés pour ralentir l’avancée de l’armée syrienne.

Quelle leçon tire Israël de la victoire de la Résistance à Alep ?

Israël rechigne désormais à déclencher une nouvelle guerre contre le Liban, guerre qui aurait pour objectif de changer le rapport de force en Syrie et, au-delà, dans la région. C’est un fait que les officiels israéliens ne cessent de répéter dans leurs analyses et commentaires. À cette « apathie » inhabituelle du régime usurpateur, il n’existe qu’une seule raison : la bataille d’Alep et ses acquis.

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