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Basculement géopolitique, le temps de la moisson!

Lorsqu’en 2011 soufflait sur une partie du Monde Arabe une tempête dite du « changement démocratique » mal nommée les « printemps arabes » qui n’ont apporté que destructions, calamités et morts, épargnant la quasi totalité des régimes monarchiques, qui parmi les meilleurs analystes pouvaient prévoir une fin aussi désastreuse sur un plan stratégique pour les États Unis et les deux piliers sur lesquels reposent l’essentiel de sa prétention à dominer le Monde : la colonie sioniste en Palestine et la tribu des Al Saoud en Arabie ?

Les « printemps » en question, aujourd’hui très largement documentés, n’ont été qu’une opération d’ingénierie conçue par des idéologues américano-sionistes menée de main de maitres par les services de renseignements occidentaux à la tête desquels la CIA, le MOSSAD et le MI6, entre autres. Les Moukhabarates (services de renseignements) arabes et turcs, notamment saoudiens, qataris et ceux du MIT étaient quant à eux en charge de la logistique et de la gestion des insurgés issus des courants Wahabis et des Frères musulmans.

Toute l’opération consistait en un remodelage de tout l’espace dit Moyen Oriental avec redistribution des cartes. L’idée d’un nouveau découpage d’une région stratégique avec le démantèlement de toute idée de nation ou d’état fort, un nouveau Sykes-Picot américano-sioniste cette fois et le parachèvement de la « Déclaration Balfour » centenaire par la liquidation définitive de la question palestinienne sous couvert de « deal du siècle » devenu la « gifle du siècle » qui devait entériner l’emprise américaine totale sur le Monde. Les deux mamelles de la puissance impériale américaine à Tel Aviv et à Ryad seraient couronnées Unique puissance régionale pour l’un et Maitre du monde musulman pour l’autre.

L’idée forte de cet agenda est que ce serait essentiellement des « outils locaux » qui en seraient les exécutants. Les centaines de milliers de sacrifiés sur l’autel de la puissance impériale américaine n’étaient que des dégâts collatéraux pour les maitres du jeu. Et, comme l’aurait dit l’ancienne Secrétaire d’état américaine, Madeleine Albright, lorsque lui était posée la question de la mort d’un demi million d’enfants irakiens victimes de la barbarie américaine, « Cela en valait la peine« . Le même cynisme cruel habite les sionistes en Palestine et les Al Saoud au Yémen.

Mais ce qui aurait du être le chemin de la grandeur américaine, conceptualisé par les néoconservateurs et inspiré par des idéologues tels que Bernard Lewis ou Samuel Huntington, est devenu cauchemardesque pour Washington. Ses deux comparses du Moyen Orient n’ont pas été capables d’obtenir le moindre succès sur le terrain. Pire encore, la colonie sioniste en Palestine est totalement impotente aujourd’hui ne pouvant jouer le rôle dévolu par le chef d’orchestre américain depuis sa neutralisation sur le terrain libanais en 2006 et à Gaza en 2009, 2011, 2012 et 2014. Par terre, mer et air la puissance de feu sioniste est paralysée et n’est plus capable de mener la moindre guerre au risque d’être anéanti par le Front de la résistance.

Pour les Al Saoud, les ennuis liés à la liquidation au sein de leur consulat à Istanbul en Turquie de l’ancien membre de leurs services de renseignements Jamal Khashoggi n’est que la traduction de leur échec total des missions qui leur étaient confiées. La tentative de mise au pas du Yémen est devenue une déroute stratégique, leur implication dans la gestion du terrorisme en Irak et en Syrie se soldera par la fin de leur rôle passé dans ces pays et leur tentative de faire passer le « deal du siècle » aux dépens des palestiniens les sortira quasi totalement de toute influence au Moyen Orient. Son utilité pour l’agenda américain n’étant plus à l’ordre du jour, la fin de l’Arabie Saoudite telle que nous la connaissons est juste une question de temps…

Un visionnaire, le président syrien, Bachar Al Assad, a perçu l’impuissance américaine dans sa projection stratégique et le vide qu’elle risquait de créer au moment de son effondrement. Il a pensé une stratégie d’un monde multipolaire pour la région autour d’intérêts mutuels liés par des frontières terrestres et navales, notamment par la continuité de cinq mers. « La théorie des cinq mers » est le nec plus ultra en matière de stratégie géopolitique majeure pour une région riche de diversité aussi bien humaine qu’économique. L’idée a fait son chemin, l’évolution des équilibres mondiaux, notamment au Moyen Orient, sont en phase avec cette théorie qui finira inéluctablement par s’imposer à tous…

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La théorie des cinq mers de Bachar Al-Assad

En décembre 2010 et sous le titre « Bachar al-Assad, personnalité arabe de l’année », le quotidien New Orient News dans sa version française, aujourd’hui malheureusement interrompue, parlait de la Syrie et de son Président en ces termes :

« De nombreux journalistes arabes déplorent, depuis 2009, l’absence de tout rôle arabe. Ils estiment que le conflit pour l’avenir de la région se déroule entre trois parties, fortes et influentes : la Turquie, l’Iran et Israël. Ces journalistes ont sciemment ignoré le rôle de la Syrie bien que celui-ci soit essentiel dans la mise sur pied des partenariats régionaux transfrontaliers, et bien que Damas soit la principale terre d’accueil des mouvements de résistance libanais et palestiniens qui ont joué un rôle décisif dans l’instauration des nouveaux rapports de force ces dernières années. Cette tendance à ignorer le rôle de la Syrie est due à l’embarras vécu par les pays arabes évoluant dans l’orbite américaine face à la force du modèle syrien, marqué par deux constantes : l’indépendance et le réalisme […].

La vision stratégique et la farouche volonté d’indépendance et de libération caractérisent la dynamique syrienne, qui a réussi, en 2010, à accomplir un grand nombre de réalisations qui ont couronné plusieurs années de luttes acharnées menées par Bachar al-Assad. Il a ainsi consolidé les partenariats avec la Turquie et l’Iran, renforcé les alliances avec le groupe des pays indépendants d’Amérique latine, et a développé la théorie des «Cinq mers», dans le but de servir les intérêts arabes. Sa vision est bâtie sur la position géographique stratégique de la Syrie qui peut devenir le nœud des transports énergétiques à travers la construction de réseaux de gazoducs et d’oléoducs, et commerciaux, à travers l’édification de voies ferrées.
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Imad Mughniyah, the great military strategist

He revolutionized the art of war, infusing a new philosophy of combat by adapting the strategy to the conditions of geography and local culture. His vision of the world is that of great men and overcoming injustice was his obsession. No matter what community you belong to, for him you were first a free human being and you had to remain so. He was inspired by the great revolutionary movements, the great Vietnamese and Algerian resistances and the great resistance fighters who refused to submit.

He never cared what could be their origin, he was either inspired by the great Imam Hussein (Grandson of Messenger Mohammed), Argentinean Che Guevara or Vietnamese General Giap. They also could be Algerian militants from ALN, Uruguayans of Tupamaros or South African ANC militants. It is this spiritual inspiration that unites all men to fight for their freedom. Because it emphasized the spiritual aspect of combat, the soul of combat is first out of an extra sensory essence … Lire la suite Imad Mughniyah, the great military strategist

Après Alep, le compte à rebours…

Les deux articles qui suivent sont anciens mais aident à mieux comprendre le basculement stratégique depuis la victoire de l’état syrien à Alep. Les rapports de force ont changé au profit du « Front de la résistance », il ne reste plus à l’alliance des perdants (Arabie des Al Saoud, Turquie et entité sioniste) qu’à créer encore plus de troubles en renforçant leur soutien aux multiples gangs terroristes qu’ils ont installés pour ralentir l’avancée de l’armée syrienne.

Quelle leçon tire Israël de la victoire de la Résistance à Alep ?

Israël rechigne désormais à déclencher une nouvelle guerre contre le Liban, guerre qui aurait pour objectif de changer le rapport de force en Syrie et, au-delà, dans la région. C’est un fait que les officiels israéliens ne cessent de répéter dans leurs analyses et commentaires. À cette « apathie » inhabituelle du régime usurpateur, il n’existe qu’une seule raison : la bataille d’Alep et ses acquis.

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C’est un criminel, puisque les média vous le disent!

Lorsque les média « mainstream » nous disent qu’il faut haïr une personnalité, il est évident qu’il faut se poser les bonnes questions car « l’information » est le meilleur moyen de vendre « sa soupe ». Rappelons tout de même que l’essentiel des propriétaires des média les plus importants de la planète sont entre les mains des vendeurs d’armes et des banquiers les plus riches. Pourtant, il faut longtemps chercher un vendeur d’arme, plus grand criminel dans l’absolu, dans la catégorie des personnalités à haïr. Tout comme il serait presque inconcevable d’espérer voir un banquier dont la fortune vient de l’appauvrissement de la population mondiale désigné à la vindicte populaire.

C’est ainsi! Malheureusement il reste encore beaucoup de monde à ingurgiter les affabulations des VRP des destructeurs de l’humanité. Ainsi, et pour ne citer qu’un seul exemple, le quotidien français « Le Monde » a osé prendre ses lecteurs pour des demeurés en prétendant que ses journalistes partis au « front » en Syrie étaient en possession de produits chimiques à analyser pour démontrer l’implication direct du gouvernement syrien dans l’utilisation de ce type d’armes destructrices. Ce qui s’est avéré par la suite comme un grossier montage. Et malheureusement, ses lecteurs continuent à le considérer comme un quotidien qui informe…

Et pourquoi croyez-vous que les banquiers et les vendeurs d’armes investissent dans les média ? Il suffit de lire le texte qui suit !

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Une entité de plus en plus affaiblie !

Rien ne va plus au Moyen Orient pour au moins deux acteurs majeurs,  l’entité des Al Saoud et l’entité sioniste. Si pour la première, les jeux semblent faits pour 2016 avec la consécration du nouveau rôle majeur de l’Iran et la fin de la guerre par procuration en Syrie, pour la seconde 2016 installera définitivement le Hezbollah comme une puissance régionale concurrente et terriblement dangereuse pour la survie du projet sioniste de « grand Israël ».

Les États Unis ont d’ores et déjà définitivement tourné la page de l’émiettement de la Syrie en admettant sa réintroduction comme un acteur incontournable des équilibres prochains avec à sa tête le symbole de l’unité du pays, le président Bachar Al Assad. Les négociations entre américains, russes et syriens ne porteront que sur la marge, pas sur les choix majeurs syriens. L’alliance syro-irano-hezbollah ne sera pas questionnée. La seule question qui restera en suspens concernera l’avenir bien sombre de l’entité sioniste dont tous les experts redoutent la puissance de feu grandissante du Hezbollah avec la fin du calvaire syrien qui devrait être définitive vers la fin de cette année.

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25ème anniversaire de la guerre du Golfe

Il y a vingt-cinq ans, aux premières heures du 17 janvier 1991, commençait dans le Golfe Persique l’opération « Tempête du désert », la guerre contre l’Irak qui ouvrait la phase historique que nous sommes en train de vivre.

US ARMY SOLDIER WALKS TOWARDS BURNING OIL WELL IN SOUTHERN IRAQ

Cette guerre, préparée et provoquée par Washington avec la politique du « diviser pour régner », était lancée au moment où, après l’écroulement du Mur de Berlin, allaient se dissoudre le Pacte de Varsovie et l’Union Soviétique même.

Profitant de la crise dans le camp adverse, les États-Unis renforçaient par la guerre leur présence militaire et influence politique dans l’aire stratégique du Golfe.

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Les faux-semblants se délitent

Dans la supérette flambant neuve aux parois en verre, quelques jeunes hommes sont réunis pour acheter quelque chose à boire. Le magasin est situé à la station d’essence de Al-Houda près de la sortie nord-ouest de Ramallah.
Par Amira Hass

Les jeunes prennent une pause au cours de leur protestation contre l’occupation israélienne, en l’occurrence des jets de pierre contre le check point. Ils sont tous masqués, avec des keffiehs de différentes couleurs qui leur couvrent le visage. Tout naturellement, les jeunes masqués passent des sous au gars derrière le comptoir. Tout aussi détendu, ce dernier prend l’argent, leur pose une question à laquelle ils répondent, leurs voix un peu étouffées par l’étoffe. Un des jeunes portant un keffieh fouille dans sa poche et se rend compte qu’il n’a pas assez d’argent.

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