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Ta prose m’a tuer*

Il est des diarrhées comme il est des logorrhées, une fuite ininterrompue de déchets au son glauque et à l’utilité maladive. Il est également du verbe rabâché, des nuisances sonores que la raison ne peut décrypter. Nous en sommes là à essayer de comprendre un langage ressemblant à s’y méprendre au rideau dont se drape notre intimité quotidienne. Le percer, c’est percer bien des secrets, le plus souvent inavoués.

Il en est ainsi des rumeurs que notre passion veut rendre concrètes. Lâchées, elles se baladent au gré de la niaiserie de quelques gogos fantasmant leur connaissance de secrets des dieux. Ou alors reprises en chœur par le bon peuple souvent « travaillé » par quelques experts bateleurs de mots aux « maux » charmeurs, bonimenteurs des étals de souk. Vague est le langage, troubles sont les raisons.

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Une femme admirable

J’étais tout môme et la voyais se pencher sur mon berceau, me prendre dans ses bras et me dorloter.

J’étais enfant et je la voyais passer son bras autour de ma taille et me serrer si fort que j’en étouffais presque.

J’étais adolescent, elle m’embrassait tendrement, allait et venait, souriait et s’inquiétait, riait aux larmes et pleurait à se fendre les yeux. Mon confort était son remède. Lire la suite Une femme admirable

Le bal des impuissants

Je peux, tu peux, il ou elle peut… J’aime conjuguer ce verbe, j’ai de l’aisance avec l’indicatif. Mais qu’ont-ils mes amis à ne pas savoir de ce verbe que son infinitif ? Je le trouve toujours indéfini dans leur bouche. Cela en devient énervant !

Il parait que cela convient à la langue commune, celle que tous les petits esprits peuvent comprendre, car mes amis, eux, savent ce qu’ils disent. Ils ont toute la science qu’il faut pour en emprunter les éléments idoines. Faut dire qu’ils sont très intelligents et plus futés que de raison. Lire la suite Le bal des impuissants