Archives du mot-clé Syrie

Le compte à rebours a commencé…

« L’Empire américain » est imbu de sa puissance! C’est un fait. Il ne peut imaginer un seul instant descendre de son piédestal et accepter l’idée qu’il n’est plus seul sur le toit du monde, qu’il lui faut partager la « gestion » du monde, négocier ses zones d’influence et accepter des partenaires qui ne pensent pas comme « lui ». La guerre en Syrie a définitivement enterré ses dernières illusions de redessiner la carte du Monde selon ses convenances. Pire même, toute sa stratégie des guerres par procuration l’a mis à nu.

Toutes ses milices terroristes ne sont plus viables, « l’Empire » a été contraint de mettre « les mains dans le cambouis » et apparaitre sur le devant de la scène comme le véritable chef d’orchestre et grand patron du désordre mondial. De défaite en défaite, il court tout droit au suicide. De l’Afghanistan à l’Irak, puis de la Tunisie, à l’Égypte, à la Syrie, au Yémen. Sans oublier l’Ukraine! Partout où il a mis au point sa stratégie de remodelage du Monde, l’échec a été au rendez-vous. « L’Empire » n’en a pas conscience mais sa fin est programmée. Il croit encore à sa puissance absolue alors qu’elle est absolument impuissante a changé le cours irrémédiable de l’histoireLire la suite Le compte à rebours a commencé…

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L’eau, un enjeu géopolitique majeur

Très souvent, lorsqu’il est question d’analyses géopolitiques majeures, l’énergie en est le moteur mais l’élément essentiel que constitue l’eau est presque absent quasiment de toutes les thèses. Pourtant, toutes les projections futures en font l’arme fatale de la perrénité des états et nations. Il suffirait de s’enquérir des réserves d’eau au Moyen Orient pour comprendre l’enjeu qu’il constitue pour l’avenir de toutes les parties concernées, qu’elles soient en conflit ou pas. Leur avenir dépend pour une bonne part de leur anticipation des risques de pénurie d’eau à venir.

En Afrique, le Nil est essentiel pour onze pays mais quasiment vital pour au moins trois pays majeurs, l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. Pour s’en rendre compte, il suffirait d’observer la gestion sensible de ce fleuve qui détermine la stabilité des trois pays cités et au-delà des onze pays concernés par ce fleuve. Le projet éthiopien d’un barrage hydroélectrique a fait craindre le pire entre deux pays, l’Égypte considérant qu’il y allait de sa sécurité nationale. L’avenir qui s’annonce n’est vraiment pas de tout repos!


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Al Mayadeen TV, la télévision comme on l’aime !

En ces temps de « fake news », concept inventé par la CIA pour tordre le cou à ses adversaires et ennemis, il est rafraichissant d’évoquer une chaine de télévision qui sort de l’ordinaire tant son engagement humain en faveur les grandes questions de l’heure nous réhabilite avec l’idée que l’on se fait traditionnellement d’un organe médiatique indépendant. Qui pouvait mieux porter pareil projet que le Monde Arabe et son représentant le plus symptomatique, le Liban où cohabitent et se côtoient le meilleur et le pire, le résistant et le traitre, le patriote et le vendu ? C’est ce Liban là incarné par sa célèbre résistance, le Hezbollah, qui pouvait le mieux porter les espérances  de ceux qui croient encore que le genre humain n’est pas totalement corrompu par la finance, car il résume en lui l’état réel du Monde Arabe.

almayadeenAl Mayadeen TV, c’est d’abord son slogan « La réalité telle qu’elle » qui porte sa ligne éditoriale et son engagement jamais démenti qu’elle qu’en ait été le prix à payer. Un médium qui réhabilite entièrement le noble métier de journaliste en tant que véhicule honnête de l’information ! Lire la suite Al Mayadeen TV, la télévision comme on l’aime !

La Ghouta et les idiots utiles du “regime change”

Quel est le point commun entre Macron, le NPA, Syria Charity, Israël, Le Monde, les Frères musulmans, le Parti socialiste, BHL, Alain Juppé, Alexis Corbière, la droite, la gauche, Noël Mamère, les écolo-bobos, les atlantistes, les droits-de-l’hommistes et les gauchistes ? On devine la réponse. Tout ce beau monde aime le peuple syrien ! Il pleure sur ses malheurs, il veut le sauver (“SaveGhouta”), il condamne ses “tortionnaires” et ses “bourreaux”, il proclame sa solidarité sans faille, héroïquement, depuis les salles de rédaction et les plateaux télé.

Par Bruno GUIGUE

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« Printemps Arabes », le cas Syrien…

Il n’a jamais existé dans toute l’histoire de l’humanité et ne pourra jamais exister de révolution soutenue par des forces impériales. Comme il ne saurait exister de mouvement populaire spontané qui se transforme en révolution sans réalité historique ancrée dans la société et sans organisation structurée dotée d’une direction, qu’elle soit collégiale ou individuelle, emmenée par un leader charismatique, qui sache agréger des énergies, parfois antagonistes, pour les orienter vers le même but. Toute l’histoire des révolutions en témoignent. Des manifestations de colère n’ont jamais pu, ne peuvent pas et ne pourront jamais se transformer en révolutions. A moins de croire que « quelques hommes en colère » soient suffisants pour métamorphoser une société en modifiant en profondeur toutes les structures qui font son fonctionnement !

Le mérite d’une résistance est qu’elle permet de toujours mettre à nue ses adversaires. Toute les versions romancées des révolutions qui n’aboutissent pas produisent des récits étonnement hideux tant le voile qui tenait lieu de « cache-sexe » laisse place à des « scripts » écrits longtemps à l’avance par des stratèges diaboliques dont les adresses se trouvent toujours à Washington, Tel Aviv, Paris ou Londres. Ce sont les plus grands experts en terrorisme ! De nombreux pays peuvent témoigner de l’infernale imagination des concepteurs américains, sionistes, français et britanniques que Turcs, Saoudiens et Qataris ont fini par rejoindre. Il suffit de le demander, entre autres, aux libyens, aux syriens, aux irakiens ou encore aux algériens. Et pour ceux qui y ont cru, ils n’ont alors qu’à se demander depuis quand des colonisateurs en puissance, leur bras armé, l’OTAN, et leurs propagandistes (leaders d’opinion ou éditorialistes) se soucient des peuples qu’ils méprisent et dont ils « pompent » les richesses sans vergogne ?

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La dernière danse avant les portes de l’enfer…

Selon Nasser Kandil, l’un des vétérans de la presse libanaise et arabe, un des tout meilleurs analystes du monde arabe et musulman tout en étant quasiment dans le « secret des dieux » de la façon dont l’axe de la résistance réfléchit sur le plan stratégique, l’étape suivante verra la libération de Jérusalem-Est par l’installation de la résistance armée palestinienne dans cette ville. Cela risque de constituer le point de départ de la fin du projet sioniste en Palestine qui pourrait s’effondrer sans guerre destructrice. Il considère que les États-Unis par leur décision ont quasi officiellement admis que désormais ils se battraient pour la défense de l’état colonial en Palestine derrière le mur de séparation. Et, selon lui, le temps joue pour l’axe de la résistance…

Mais au-delà de tout ce qui se dit, la réalité est qu’à Al Quds/Jérusalem l’avenir de trois pays se joue : L’entité des Al Saoud dans le Hedjaz et le Najd, dite « l’Arabie Saoudite », la colonie sioniste en Palestine dite « Israël » et l’entité des Amériques dite « États-Unis d’Amérique », trois « créations » de l’ex-Empire Britannique. C’est donc véritablement l’avenir du Monde qui se joue…

Trump et JérusalemLa décision du président américain Donald Trump de déplacer l’Ambassade américaine de Tel Aviv à Al Quds/Jérusalem relève en effet du dernier acte stratégique américain dans la défense de la colonie sioniste. La loi « Jerusalem Embassy Act of 1995 » qui reconnaissait Al Quds comme capitale de la colonie sioniste, votée à une très large majorité du Congrès américain en octobre 1995, n’a jamais été mise à exécution par aucun président américain, Trump compris, avant cette date, non par manque de volonté mais par la nécessité de créer les conditions idéales pour parvenir à une reconnaissance de l’environnement arabe du fait accompli colonial. On considèrera cela la stratégie du soft power.

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