Archives du mot-clé Hezbollah

La dernière danse avant les portes de l’enfer…

Selon Nasser Kandil, l’un des vétérans de la presse libanaise et arabe, un des tout meilleurs analystes du monde arabe et musulman tout en étant quasiment dans le « secret des dieux » de la façon dont l’axe de la résistance réfléchit sur le plan stratégique, l’étape suivante verra la libération de Jérusalem-Est par l’installation de la résistance armée palestinienne dans cette ville. Cela risque de constituer le point de départ de la fin du projet sioniste en Palestine qui pourrait s’effondrer sans guerre destructrice. Il considère que les États-Unis par leur décision ont quasi officiellement admis que désormais ils se battraient pour la défense de l’état colonial en Palestine derrière le mur de séparation. Et, selon lui, le temps joue pour l’axe de la résistance…

Mais au-delà de tout ce qui se dit, la réalité est qu’à Al Quds/Jérusalem l’avenir de trois pays se joue : L’entité des Al Saoud dans le Hedjaz et le Najd, dite « l’Arabie Saoudite », la colonie sioniste en Palestine dite « Israël » et l’entité des Amériques dite « États-Unis d’Amérique », trois « créations » de l’ex-Empire Britannique. C’est donc véritablement l’avenir du Monde qui se joue…

Trump et JérusalemLa décision du président américain Donald Trump de déplacer l’Ambassade américaine de Tel Aviv à Al Quds/Jérusalem relève en effet du dernier acte stratégique américain dans la défense de la colonie sioniste. La loi « Jerusalem Embassy Act of 1995 » qui reconnaissait Al Quds comme capitale de la colonie sioniste, votée à une très large majorité du Congrès américain en octobre 1995, n’a jamais été mise à exécution par aucun président américain, Trump compris, avant cette date, non par manque de volonté mais par la nécessité de créer les conditions idéales pour parvenir à une reconnaissance de l’environnement arabe du fait accompli colonial. On considèrera cela la stratégie du soft power.

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When Washington is crushed by Tehran, they blame it on Arabs !

Most of the analyses present the confrontation that takes place in the Middle East in terms of a battle of influence between Iran and Saudi Arabia, in other words between Persians and Arabs. The media propaganda with the help of politicians has been trying hard to cover it up at times as a war between Shia and Sunnah Muslims. This could have been true if Saudi Arabia was an independent and sovereign state.

In fact, since The Quincy Agreement, sealed on February 14, 1945, between President Roosevelt and King Abdul Aziz of Saudi Arabia all experts and historians know that it is the United States that has assumed full responsibility for the security of the Arab-Persian Gulf area not only for oil sake but also for strategic issues dealing with the region’s security as the centre of the US ‘vital interests’. This means that Washington makes this space an almost American colony, something next to Puerto Rico’s status. Let’s say « an implicit agreement. »

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La fin d’un monde…

ou la leçon de courage et d’éthique en politique (1ère partie)

Les nations n’existent que par leur éthique, sans cela elles sont vouées à disparaitre! Ahmed Chawki (dit l’Emir des poètes)
إنما الأمم الأخلاق ما بقيت…  فإن همو ذهبت أخلاقهم ذهبوا – أحمد شوقي

Le fait le plus important du vingt et unième siècle est sans aucun doute ce qui façonnera le monde pour des dizaines d’années, la reconnaissance officielle de l’entrée de l’Iran dans le club des plus grands du monde à la suite de la signature de l’accord sur le nucléaire en 2015. Et, par cet accord contraint et forcé, les États Unis et son camp admettent pour la première fois depuis 1979, et la révolution iranienne, le principe d’un monde multipolaire qui inclut la principale force montante, membre des pays non alignés et du monde musulman.

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Le compte à rebours a commencé pour Washington et Tel Aviv…

Plus rien ne va plus pour Washington, Tel Aviv et leurs alliés au Moyen Orient. Ils ont joué avec le terrorisme pour déployer leur stratégie de conquête et de remodelage de la région, ils ont récolté une nouvelle configuration où l’adversaire gagne, prend du poids et impose son agenda. L’histoire de l’entité sioniste s’écrit désormais en pointillés. La dernière « leçon de choses » magistrale du Hezbollah aura répondu à toutes les interrogations de l’alliance américano-sioniste. C’est désormais le mouvement libanais de résistance, devenu puissance régionale « monstrueuse », qui, avec ses alliés régionaux et internationaux, décidera du sort de la région, de son avenir et de la date de libération de la Palestine.

Palestine libreLes palestiniens l’ont déjà compris en « libérant » Al Aqsa, lieu saint de l’Islam, c’est ce qu’ils disent en l’investissant par milliers, une véritable marée humaine, pour reprendre possession du symbole palestinien par excellence. L’événement se conjugue avec la libération par le Hezbollah du Jouroud Arsal au Liban, un point stratégique à la frontière syrienne qui devait permettre à l’entité sioniste d’imposer, grâce à ses milices « islamistes », un contrôle accru de sa profondeur stratégique sur les hauteurs libanaises mitoyennes de la Syrie. Cependant, tout va de travers pour Tel Aviv et ses alliés « arabes » et occidentaux. Son pire cauchemar s’impose à « ses frontières ». Le Hezbollah libanais et les gardiens de la révolution iraniens sont à un jet des lieux les plus sensibles de la « plus grande base américaine au monde », comme le rappelle certains analystes.

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Après Alep, le compte à rebours…

Les deux articles qui suivent sont anciens mais aident à mieux comprendre le basculement stratégique depuis la victoire de l’état syrien à Alep. Les rapports de force ont changé au profit du « Front de la résistance », il ne reste plus à l’alliance des perdants (Arabie des Al Saoud, Turquie et entité sioniste) qu’à créer encore plus de troubles en renforçant leur soutien aux multiples gangs terroristes qu’ils ont installés pour ralentir l’avancée de l’armée syrienne.

Quelle leçon tire Israël de la victoire de la Résistance à Alep ?

Israël rechigne désormais à déclencher une nouvelle guerre contre le Liban, guerre qui aurait pour objectif de changer le rapport de force en Syrie et, au-delà, dans la région. C’est un fait que les officiels israéliens ne cessent de répéter dans leurs analyses et commentaires. À cette « apathie » inhabituelle du régime usurpateur, il n’existe qu’une seule raison : la bataille d’Alep et ses acquis.

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Trump, le mirage des patriotes…

Ils étaient nombreux ceux qui s’émouvaient qu’un homme comme Donald Trump atteigne le rang de premier magistrat dans la première puissance mondiale. Mais, ils étaient probablement encore plus nombreux ceux qui fêtaient l’émergence d’un homme censé être libre de toute pression, élu grâce à sa colossale fortune, pour pouvoir enfin orienter la politique extérieure américaine dans le sens de l’intérêt des peuples souffrant de l’arrogance des puissances financières mondiales, ceux que l’on appelle l’Oligarchie financière.

Il est vrai que l’élection de Donald Trump a suscité beaucoup d’espérance pour ceux qui souhaitaient que leur nation s’affranchisse du poids étouffant des Banques qui dictent les choix stratégiques économiques et politiques, notamment dans l’Union Européenne. Le Brexit britannique, que certains pensent dicté par La City, avait été le premier signe fort d’un changement d’orientation impulsé, dans le Monde occidental, sous la pression de populations opposées au chaos produit par les politiques des puissances de l’argent. Lire la suite Trump, le mirage des patriotes…

L’OTAN et le terrorisme, encore et toujours…

Chaque fois que « l’Empire » est confronté à un adversaire, il adopte la stratégie de la tension pour faire passer son agenda en utilisant les mêmes outils et le même « modus operandi ». Le Luxembourg, la Belgique et l’Italie ont eu à connaitre ce que la France et à un degré moindre l’Allemagne connaissent actuellement en Europe. Le plus extraordinaire est que la stratégie reste la même, terroriser les populations et les convaincre de l’ennemi désigné qui correspond très exactement à celui que l’Otan entend faire plier. Or, dans le cas présent, le Monde musulman est l’ennemi que s’étaient choisis les États Unis depuis la fin du pacte de Varsovie lors de la très symbolique chute du Mur de Berlin en novembre 1989.

Par M.C.Belamine

Rappelons-nous, les protagonistes essentiels étaient des mercenaires, de ce qui allait devenir Al Qaïda, recrutés par la CIA via ses « agences-bis » du monde arabo-musulman, les services de renseignement d’un certain nombre de pays, dont essentiellement celui de l’Arabie des Al Saoud. C’est cette « milice armée » qui « terrassera » l’Armée Rouge en Afghanistan, accélérant la mise à genoux de l’ogre soviétique. Mais il est vrai, ils étaient à l’époque les « soldats de la liberté » du système médiatique occidental. L’URSS y avait alors laissé des plumes et allait s’écrouler. L’ère d’une domination américaine sans partage pouvait commencer!

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